Sur la question de l'allaitement maternel, je ne me prenais pas trop la tête avant l'instant T.

L'allaitement maternel n'était pas vraiment mon trip comme ça peut l'être chez certaines femmes. je ne ressentais pas une énorme envie d'allaiter, et culpabilisais même parfois en pensant déjà être une mauvaise mère... l'idée de donner à la poitrine une nouvelle fonction, alimentaire et matérielle après celle jusque là esthétique et érotique me rebutait presque.

 

Volontairement, je m'étais assez peu documentée sur le sujet. Je ne savais que le principal, que c'était bien entendu le meilleur lait qu'on pouvait offrir à son enfant, qu'il fallait s'accrocher au début et qu'après c'était du bonheur en plaque, que la montée de lait pouvait être douloureuse, que l'allaitement se faisait à la demande.

Vient le moment fatidique avant l'accouchement où la sage-femme me demande si je compte allaiter mon enfant à nâitre. Je réponds d'un oui franc même si au fond de moi je n'étais pas certaine de le vouloir ni même d'y arriver. Mais je voulais néanmoins essayer, offrir cette chance à mon enfant et découvrir cette nouvelle sensation de nourrir son bébé.

Après la naissance et les soins de bébé, une puéricultrice me ramène mon fils, pour la première tétée.

L'hôpital où j'ai accouché ne pratiquant pas, et c'est bien dommage, le peau à peau post-natal et le réflexe de fouissement du bébé (celui-ci, posé sur le ventre de sa mère, parvient à ramper grâce à son odorat jusqu'au sein maternel et prendre le mamelon), et n'ayant eu le réflexe de le demander, elle pose mon enfant contre moi, en position allongée, et m'indique comment le placer pour qu'il prenne au mieux le sein.