Le monitoring ultra plat prend fin. Il est 11h30, on m'installe dans une chambre de la maternité.
Par chance, j'ai pu obtenir une chambre simple, le service étant peu rempli.

3emes_et_4_me_jours_Auguste_112 La chambre est pas mal, assez spacieuse et jouissant d'une vie imprenable sur les toits de l'hôpital, laissant quand même apparaître au fond les monts du Beaujolais.

 

Bien que n'ayant pas encore accouché, une puéricultrice, en guise de bienvenue, me ramène les cadeaux de la maternité et la fameuse boîte rose!! Heureusement que je ne suis pas superstitieuse... Néanmoins, en sortant de la pièce, elle emporte avec elle la cage en plexi qui sert de berceau aux nouveaux-nés. Glups...!

Avec mon mari on tente alors de faire passer le temps comme on peut: on descend d'abord s'acheter des revues débiles histoire de sa culturer et admirer les jolies bouilles des jumeaux de Brad et Angie, puis on remonte dans la chambre. Le déjeuner est servi, je ne m'en sors pas trop mal.

L'après-midi passe, mais à part une ou deux contractions de faux travail vers 15hoo, le petit ne semble pas disposé à sortir aujourd'hui. Ma soeur, au tel, me dit de marcher pour faire déclencher le travail, ou de faire du ballon. On arpente alors encore les couloirs de la maternité, écoutant les bébés pleurer et se disant que bientôt ce serait notre berceuse quotidienne, puis je demande un ballon (le fameux Zébullon) pour faire des exercices de rotation du bassin destinés à faire descendre le bébé et donc provoquer des contractions.

19h, l'heure de notre petite séance d'haptonomie. Avec mon chéri on s'installe pour une ultime séance, qui s'avèrera être des plus platoniques... bébé ne veut pas communiquer, décidément ce petit farceur n'en fera qu'à sa tête jusqu'au bout! Par contre, très optimistes, on décide de continuer notre petite séance par des exercices appris destinés à faire descendre bébé, avec un recentrage du bassin, un appel vers l'arrière et le bas.

Peine perdue pour nous, la nuit tombe et toujours rien à l'horizon. Après une dernière marche dans les couloirs de l'hôpital, je congédie mon mari pour qu'il passe une bonne nuit de sommeil à la maison, lui promettant de l'appeler si le travail se précisait...